je vous propose un planning de la récitation du Coran pour le mois du Ramadhan
il est basé sur 20 jours car il prend en compte la période de menstrues
Les musulmans considèrent de manière unanime que la femme
musulmane ayant ses règles est dispensée de jeûne pendant le mois de ramadan, à charge pour elle de rattraper les jours manqués ultérieurement. Il s’agit d’un allègement et d’une miséricorde
envers la femme car les menstrues entraînent une fatigue physique et nerveuse. C’est pourquoi la femme ayant ses règles a l’obligation — on ne lui laisse pas le choix — de rompre le jeûne. Si
malgré tout elle jeûnait, son jeûne n’est pas accepté et ne la décharge de son obligation. Elle devra compenser le jeûne correspondant à ses jours de règles ultérieurement. Telle est la coutume
depuis le temps des Mères des Croyants et des femmes Compagnons — que Dieu les agrée — et des générations de femmes qui les ont suivies avec piété. Il n’y a donc aucun mal à ce que la femme
musulmane qui a ses règles ne jeûne pas pendant le ramadan et qu’elle rattrape les jours manqués par la suite, comme cela est rapporté de la part de `Â’ishah : « On nous ordonnait de rattraper le jeûne mais pas la prière. » rapporté par Al BukhariMême si les savants sont unanimes sur le fait qu’une femme enceinte ou allaitant son enfant et qui appréhende que le jeûne ne nuise à son embryon ou au nouveau-né soit autorisée à ne pas jeûner, ils ont divergé concernant le fait qu’elle doive rattraper plus tard les jours manqués, ou bien nourrir un pauvre pour chaque jour manqué, ou encore faire les deux en même temps. Ibn `Umar et Ibn `Abbâs affirment qu’elle doit nourrir un pauvre pour chaque jour manqué. La majorité des savants avancent qu’elle doit rattraper les jours manqués et d’autres maintiennent qu’elle doit faire les deux. Il me semble que le fait de nourrir un pauvre soit suffisant pour une femme qui est enceinte ou qui allaite constamment de sorte qu’elle n’a pas eu l’opportunité de rattraper ses jours. Ceci peut concerner une femme qui est enceinte une année, puis allaite son enfant l’année suivante, puis est de nouveau enceinte l’année d’après etc. Elle est donc dans l’incapacité de rattraper les jours où elle s’est abstenue de jeûner. S’il lui est demandé de rattraper tous ces jours, il lui faudra jeûner sans cesse durant plusieurs années, chose qui est difficile et Allah ne demande pas à Ses Serviteurs de souffrir de la privation.
Sheikh Yûsuf Al-Qaradâwî
Lorsqu’on
en vient aux directives islamiques appartenant au domaine cultuel, nous ne devons pas poser la question du pourquoi. Nous devons plutôt nous en tenir à la formule coranique : « Nous avons entendu et obéi ».
La prière des tarawîh, aussi bien pour la femme que pour l’homme, peut
être accomplie à la maison, comme elle peut l’être dans une mosquée. Sauf que, la prière de la femme à la maison est, de façon générale, préférable. Toutefois, si la femme, par sa
présence dans la mosquée, profite d’un cours ou écoute une exhortation qui lui est utile dans sa religion, il est meilleur pour elle de prier à la mosquée. En effet, la recherche du
savoir et la compréhension de la religion est une obligation pour elle.
La vérité est que je constate que la femme, de nos jours, est privée des enseignements religieux utiles visant à la guider, ainsi que des cours qui lui permettent d’approfondir sa compréhension de la religion, qui l’informent des Droits de Son Seigneur, du devoir de Lui obéir, de l’adorer et d’observer la rectitude sur Sa Voie, et qui lui font connaître les droits de son mari et de ses enfants. Ni le mari ne lui apprend cela, ni elle-même recherche ces cours religieux. Lorsque le Ramadân arrive, et qu’il lui est possible de profiter des cours et des exhortations qui y sont donnés, il est meilleur pour elle d’aller à la mosquée. Sinon, elle peut prier chez elle. Si, en tout cas, elle désire prier à la mosquée, son mari n’a pas à l’empêcher - car le Prophète, paix et bénédiction de Dieu sur lui - a dit : "N’empêchez pas les Servantes de Dieu de pénétrer dans les mosquées" - et ce, à condition que la femme observe l’éthique islamique dans ses habits et sa façon de marcher, qu’elle n’exhibe pas sa parure, qu’elle ne déambule pas en s’y rendant comme si elle exposait son corps... cela n’est pas permis. Que son départ pour la mosquée soit sincère pour Dieu - et non pour le spectacle ou pour s’en vanter. C’est à cela que la femme musulmane doit accorder beaucoup d’importance. Sheikh Yûsuf Al-Qaradâwî |
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