La tenue vestimentaire

Samedi 16 février 2008
musulman11.jpg La femme se couvre la tête parce qu’Allah lui en a donné l’ordre et qu’il ne lui est pas permis de Lui désobéir.

En outre, Allah ne lui a donné cet ordre que sur la base d’une grande sagesse. L’un des aspects de celle-ci consiste dans la protection de son honneur contre les loups à visage humain à la recherche d’une proie facile à dévorer.

La bouchée n’est digestible que si elle a été bien préparée. Voilà ce qu’est la femme trop disponible qui invite implicitement ces loups pour qu’ils viennent l’amputer des parties de leur choix.

Cela s’atteste dans les propos du Très Haut : « Cela est plus à même de les faire reconnaître de sorte qu’elles ne s’exposent pas à la nuisance ». Quand une femme est voilée, les voyous et les pervers désespèrent d’elle. Ainsi Allah les préserve et les protège.

La femme qui s’exhibe a fait l’objet d’une menace grave proférée par Allah le Très Haut et Son Prophète (bénédiction et salut soient sur lui ). Cette menace est exprimée comme suit :

- D’après Abou Hourayra, le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui ) a dit : « Je n’ai pas encore vu deux groupes des gens de l’enfer : des gens porteurs de matraques semblables à des queues de boeufs avec lesquelles ils frappent les gens et des femmes vêtues mais nues qui marchent en vacillant et dont les têtes ressemblent aux boss maila de bokht ; elles ne sentiront pas l’odeur du paradis. Pourtant cette odeur est sentie à partir d’une distance parcourue en tant et tant de marche » (rapporté par Mouslim, 2128).

Il ne convient pas à la femme de se référer (dans ce domaine) à sa raison - qui peut ne pas saisir les raisons profondes de la législation qu’expriment les ordres d’Allah le Très Haut. Qu’elle sache qu’Allah n’ordonne que ce qui lui apporte le bien et le bonheur à elle-même ainsi qu’à l’ensemble de la société.

Il est bien connu que la découverte des cheveux aggrave la tentation dont elle est l’objet de la part des hommes et suscite leur désir à son égard (et pousse) vers les turpitudes.

L’Islam veut une société propre dans laquelle les plaisirs charnels ne débordent pas et il n’y a pas d’agressions. Or le fait que la femme exhibe ses atouts de beauté dont sa chevelure - peut en faire une source de tentation et peut ouvrir la voie du mal à ceux qui veulent s’y engager.

Nous rappelons encore que l’Islam c’est se soumettre à Allah le Très Haut. C’est l’exécution par le croyant de l’ordre d’Allah le Très Haut même si l’on n’en saisit pas le fondement et même si la raison n’en est pas convaincue. En effet, l’obéissance à son Maître et la soumission à Son ordre doivent passer avant toute autre chose. L’adoration est fondée sur l’obéissance et la soumission.

Nous demandons à Allah le Très Haut de nous indiquer la vérité, de nous en convaincre et de nous aider à nous y conformer , de nous indiquer clairement le faux et de nous aider à l’éviter. Allah le sait mieux.

 

Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid
Par La Perle Protégée
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 23 janvier 2008

Article traduit du livre de Cheikh Muhammad Al-Ghazâlî intitulé Les Problèmes de la Femme Entre des Traditions Stagnantes et des Traditions Etrangères.

(*awrah" désigne les parties du corps de l’homme ou de la femme qu’il est canonique de couvrir par un vêtement.)

 

"Un jour, je rencontrai un quadragénaire au ton vif. Il s’adressa à moi tout excité : "Est-ce toi qui donne la fatwa stipulant que le visage de la femme et sa voix ne sont pas une `awrah ?"
- Je répondis calmement : "Oui".
- Il dit : "Ne crains-tu pas Allâh ?"
- Je dis : "Je te recommande ainsi qu’à moi-même de craindre Allâh..."
- Il dit : "L’opinion que tu donnes aux gens est erronnée et tu devrais te repentir !"
- Je dis : "Je ne suis pas le seul fautif car les grands exégètes m’ont précédé à cette erreur comme m’y ont précédé les narrateurs de dix hadîths authentiques et ont partagé mon tort les imâms des quatre écoles de jurisprudence ainsi que nombre d’autres écoles du fiqh. Je tiens ma fatwa de tous ces gens et je les ai suivi dans leur erreur. Et je n’éprouve aucune honte si nous faisons tous l’objet d’une même accusation..."
- Il s’étonna : "Mais que dis-tu ? Tous ces gens sont d’avis que le visage de la femme et sa voix ne sont pas une `awrah ?
- Oui, dis-je, mais vous préférez les traditions qui règnent et vous vous agrippez aux opinions récusées. Puis, supposons qu’il y ait deux opinions sur cette question et que je choisisse l’une des deux opinions, à quoi bon la colère et l’insolence ? As-tu entendu le hadîth de Salmân et Abû Ad-Dardâ’ ?
- Non !, dit-il.

- Ecoute, dis-je : Al-Bukhârî rapporte d’après Abû Juhayfah : "Le Prophète - que la paix et les salutations de Dieu soient sur lui - a scellé une fraternité entre Salmân Al-Fârisî et Abû Ad-Dardâ’... Salmân rendit visite à Abû Ad-Dardâ’ un jour et trouva Umm Ad-Dardâ’ négligée - portant des habits dépourvues de beauté. Il lui dit : "Que t’arrive-t-il ?" - "Pourquoi cette apparence [repoussante] ?" - Elle répondit : "Ton frère Abû Ad-Dardâ’ ne manifeste pas d’intérêt pour les femmes ( !)".
Abû ad-Dardâ’ rentra et fit à manger puis il dit à Salmân : "Mange car, moi, je jeûne." Salmân dit : "Je ne mangerai pas sans toi" Alors il mangea - il rompit son jeûne pour honorer l’invité. Quand la nuit tomba, Abû Ad-Dardâ’ se leva pour prier mais Salmân lui dit de se coucher alors il se coucha. Puis, il se leva à nouveau mais une fois de plus Salmân lui dit de se coucher et Abû Ad-Dardâ’ d’obéir. A la fin de la nuit, Salmân le réveilla et ils prièrent tous ensemble. Puis salmân dit : "Ton Seigneur a des droits sur toi, et tu as des droits sur toi-même et ta femme a des droits sur toi, alors donne à chacun ce qui lui revient de droit. Abû Ad-Dardâ’ alla voir le Prophète et lui raconta cette histoire. Alors, le Prophète lui dit : "Salmân a raison".

Et ce qui m’intéresse dans ce récit c’est le dialogue qui eut lieu en son début. Car si un tel échange avait lieu de nos jours, on aurait passé l’invité à tabac et assassiné la femme ! On dirait à l’homme : "Pourquoi regardes-tu les vêtements de l’épouse ? Et à quoi rime ta remarque non sollicitée ? Et on dirait à l’épouse : "Comment se fait-il que tu te plaignes de ton mari et que tu dévoiles de la sorte son désintéressement envers toi ?"

Mais les mentalités (al-fitrah) étaient saines à l’époque des compagnons et excluait toute idée déplacée. Seulement, quand les esprits se sont pollués, le poète dit :


idhâ sâ’a fi`l ul-mar’i sâ’at dhunûnuhû wa saddaqa mâ ya`tâduhû min tawahhumi

Traduction :

Quand les oeuvres de l’individu deviennent mauvaises,
ses pensées le deviennent aussi,
et il croit les illusions auxquelles il est accoutumé.


Sur ce, nous constatons que les esprits malsains décrivent le dévoilement du visage comme une turpitude et jugent qu’il est illicite car il est, selon leur jugement invalide, une porte vers les grands péchés - que Dieu nous en préserve."
Par La Perle Protégée
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus