L'épouse - le mariage

Lundi 22 décembre 2008

Sheikh Faraz Rabbani :

Au Nom d’Allâh, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Comme vous le savez, la plupart des mosquées et des communautés islamiques organisent de nos jours ce que l’on pourrait appeler des rencontres prémaritales. Ceci a normalement lieu avant les fiançailles, le mariage ou autres afin que les deux intéressés puissent vraiment se connaître. D’habitude, un imam organisent trois sessions de rencontres prémaritales, voire plus, durant lesquelles les deux personnes doivent répondre à leurs interrogations mutuelles. Ci-dessous, vous trouverez cent questions qui pourrait être posées à votre futur prétendant. Il est de votre intérêt (particulièrement les sœurs) de poser ces questions à votre futur époux afin de mieux le comprendre (...) et de pouvoir explorer, chez lui, les thèmes suivants *

 

 


Sa conception du mariage et sa situation matrimoniale

  1. Quelle est ta conception du mariage ?
  2. As-tu déjà été marié ?
  3. Es-tu marié maintenant ?
  4. Quelles sont tes attentes du mariage ?
  5. Quel est le rôle d’un mari ?
  6. Quel est le rôle d’une épouse ?
  7. Entends-tu pratiquer la polygamie ?

 

Ses grands projets dans la vie

  1. Quels sont tes objectifs dans la vie ? (à court et à long terme)
  2. Détermine trois choses que tu voudrais accomplir dans le futur proche ?
  3. Détermine trois choses que tu voudrais accomplir sur le long terme ?

 

Ses critères de choix pour sa partenaire de vie

  1. Pourquoi m’as-tu choisie (ou une autre personne) en tant qu’épouse éventuelle ?
  2. Quel est actuellement le rôle de la religion dans ta vie ?
  3. Es-tu une personne spirituelle ?
  4. Comment conçois-tu un mariage islamique ?
  5. Quelles sont, religieusement parlant, tes attentes de ton épouse ?

 

Ses relations sociales

  1. Quelle est ta relation avec la communauté islamique de ta région ?
  2. Fais-tu du bénévolat dans des activités islamiques ?
  3. Du point de vue spirituel, que pourras-tu offrir à ton épouse ?
  4. Quelle est ta relation avec ta famille ?
  5. Comment veux-tu que ta relation avec la famille de ton épouse soit ?
  6. Comment veux-tu que la relation de ton épouse avec ta famille soit ?
  7. Y a-t-il maintenant quelqu’un de ta famille qui vit avec toi ?
  8. Entends-tu, dans l’avenir, vivre avec quelqu’un de ta famille ?
  9. Si, pour une raison ou une autre, ma relation avec ta famille tourne mal, que devrait-on faire ?

 

Ses connaissances, son milieu

  1. Qui sont tes amis ? (Nomme trois au moins)
  2. Comment as-tu fait leur connaissance ?
  3. Pourquoi sont-ils tes amis ?
  4. Qu’est ce qui te plaît le plus chez eux ?
  5. Après le mariage, quelle sera ta relation avec eux ?
  6. As-tu des amies du sexe opposé ?
  7. Quel est maintenant le niveau de ta relation avec elles ?
  8. Quel sera son niveau après le mariage ?
  9. Quel genre de relation voudrais-tu que ton épouse ait avec tes amis ?

 

Ses temps de loisirs

  1. Que fais-tu durant ton temps libre ?
  2. Aimes-tu recevoir chez toi des invités pour te distraire ?
  3. Qu’attends-tu de ton épouse lorsque tes amis viennent vous rendre visite ?
  4. Comment vois-tu le fait de parler chez nous en utilisant d’autres langues que je ne comprends pas ? (avec des amis ou la famille)
  5. Voyages-tu ?
  6. Comment passes-tu tes vacances ?
  7. Comment t’attends-tu à ce que ton épouse passe ses vacances ?

 

Sa culture et son intelligence émotionnelle

  1. Lis-tu ?
  2. Que lis-tu ?
  3. Après le mariage, penses-tu que tu diras à ton épouse des choses romantiques ?
  4. Après le mariage, penses-tu que tu voudras exprimer ton affection en public ?
  5. Comment exprimes-tu ton admiration pour quelqu’un que tu connais maintenant ?
  6. Comment exprimes-tu tes sentiments pour quelqu’un qui t’a fait une faveur ?
  7. Aimes-tu écrire tes sentiments ?
  8. Si tu te comportes maladroitement avec quelqu’un, comment t’excuses-tu ?
  9. Si quelqu’un se comporte maladroitement avec toi, comment voudras-tu qu’il (elle) s’excuse ?
  10. Combien de temps passe avant que tu puisses pardonner à quelqu’un ?
  11. Comment prends-tu les décisions importantes ou moins importantes dans ta vie ?
  12. Profères-tu des jurons chez toi ? en public ? avec la famille ?
  13. Tes amis en profèrent-ils ?
  14. Ta famille en profère-t-elle ?
  15. Comment exprimes-tu ta colère ?
  16. Comment t’attends-tu à ce que ton épouse exprime sa colère ?
  17. Que fais-tu lorsque tu es en colère ?
  18. Selon toi, à partir de quand il faut envisager une médiation entre les époux ?
  19. Quand une dispute religieuse ou autre éclate au sein du couple, comment le différend devrait-il être résolu ?
  20. Qu’est-ce qui constitue selon toi un abus mental, verbal, émotionnel et physique ?
  21. Que fais-tu lorsque tu te sens victime d’un abus ?
  22. À qui demanderas-tu de l’aide le cas échéant ?

 

Santé et style de vie

  1. Souffres-tu d’une maladie chronique quelconque ?
  2. Avant le mariage, entends-tu passer un examen médical ?
  3. Quels sont selon toi les éléments de la bonne santé et de la bonne alimentation ?
  4. Comment prends-tu soin de ta santé et de ton alimentation ?

 

La gestion de ses ressources

  1. Quelle est ta définition de la richesse ?
  2. Comment dépenses-tu ton argent ?
  3. Comment économises-tu ton argent ?
  4. Comment le mariage affectera-t-il ta gestion de l’argent ?
  5. As-tu actuellement des dettes ? Si oui, comment te débrouilles-tu pour t’en acquitter ?
  6. Utilises-tu des cartes de crédit ?
  7. Soutiens-tu l’idée de prendre un crédit pour acheter une nouvelle maison ?
  8. Qu’attends-tu financièrement de ton épouse ?
  9. Quelles seront tes responsabilités financières dans le mariage ?
  10. Que penses-tu du travail de la femme ? Ton épouse pourra-t-elle travailler ?
  11. Si oui, comment penses-tu qu’un foyer à double revenu devrait gérer ses ressources ?
  12. Utilises-tu actuellement un budget pour gérer tes comptes ?
  13. Qui sont les personnes dont tu es financièrement responsable ?

 

L’éducation des enfants

  1. Soutiens-tu l’idée d’avoir une baby sitter ou une servante ?
  2. Souhaites-tu avoir des enfants ? Dans la négative, pourquoi ?
  3. Selon toi, es-tu capable d’avoir des enfants ?
  4. Souhaites-tu avoir des enfants durant les deux premières années du mariage ? Si non, quand ?
  5. Que penses-tu de l’avortement ?
  6. As-tu actuellement des enfants ?
  7. Quelle est actuellement ta relation avec tes enfants ?
  8. Quelle est ta relation avec leur père/mère ?
  9. À quelle relation t’attends-tu entre ton épouse et tes enfants et leur père/mère ?
  10. Quelle est la meilleure méthode pour élever les enfants ?
  11. Quelle est la meilleure méthode pour les corriger ?
  12. Comment as-tu été élevé ?
  13. Comment as-tu été corrigé ?
  14. Crois-tu qu’il faudrait fesser les enfants ? Dans quelles circonstances ?
  15. Crois-tu qu’il faudrait les inscrire dans des écoles publiques ?
  16. Crois-tu qu’il faudrait les inscrire dans des écoles islamiques ?
  17. Crois-tu en l’enseignement à domicile pour les enfants ? [2]
  18. Quel genre de relation tes enfants devraient-ils avoir avec leurs collègues ou amis non-musulmans ?
  19. Enverras-tu tes enfants rendre visite à leur famille étendue s’ils vivent dans une autre région ou un autre pays ?
  20. Quel genre de relation voudrais-tu que tes enfants aient avec tous leurs grands-parents ?
  21.  

Si des membres de ma famille sont non musulmans, ou appartenant à une ethnie ou une culture différente, quel genre de relation voudrais-tu entretenir avec eux ?

 

*Il appartient à chacun(e) d’adapter ces questions au contexte de son entretien sans nécessairement les poser telles quelles, ni les poser toutes, ni se limiter à cette liste.

source: islamophile.org
Par La Perle Protégée
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Vendredi 3 octobre 2008
Il est vrai qu’utiliser le mot « mixte » pour qualifier un couple tend à catégoriser les êtres qui le composent et à souligner leurs différences. Cependant, il est nécessaire de reconnaître ce qui nous différencie lorsque, au-delà de l’enrichissement par la différence, les obstacles surviennent au sein du couple mixte.

Il convient de définir ce que peut représenter le qualificatif « mixte ». Il peut s’agir d’un couple de religions différentes avec deux origines différentes ou non, ou bien d’un couple de même religion avec deux cultures différentes.

Nous allons donc nous attarder, ici, sur le second cas, c’est-à-dire sur la mixité des origines mais non sur celle de la spiritualité, car les difficultés pouvant survenir au sein du couple où se côtoient deux religions différentes sont peut-être plus évidentes que celles pouvant entraver l’harmonie du couple mixte de même religion. En outre, nous aborderons le thème du couple mixte de religion musulmane.







En islam, les êtres humains sont unis dans l’humanité et cette unité est soulignée dans le noble Coran en ces termes : « O hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’une personne unique, et d’elle son épouse, et qui des deux a fait foisonner profusion d’hommes ainsi que de femmes » (verset 1, sourate 4). Le noble Coran rappelle également que les êtres humains sont issus de milieux divers afin qu’ils se connaissent les uns et les autres par leur diversité justement, dans le verset suivant : « O hommes ! Nous vous avons créés d’homme et de femme, et nous vous avons désignés en nations et en tribus pour que vous vous connaissiez entre vous. Le plus noble d’entre vous, auprès de Dieu, est celui qui se conduit le plus pieusement. Dieu est celui qui sait. Celui qui a connaissance de tout. » (verset 13, sourate 49).
Le noble Coran précise également que « les croyants ne sont que des frères » (verset 10, sourate 49). Au regard de l’unité humaine et de la fraternité spirituelle que propose l’islam ainsi que devant la diversité qui rapproche en islam, la différence entre les deux êtres qui composent le couple mixte musulman devrait être un enrichissement incomparable et une source d’harmonie basée sur la connaissance de l’autre dans le respect de son humanité, de sa spiritualité et de sa diversité.



Cependant, parfois, des obstacles liés à la différence de culture surviennent ; ils peuvent toutefois être surmontés avec sagesse si l’on sait les reconnaître et les analyser. Premièrement, penser que le seul fait d’être croyants et musulmans au sein du couple peut empêcher à lui seul des conflits liés à la proximité de deux cultures différentes serait une erreur. La croyante et le croyant musulmans sont avant tout des êtres humains avec une histoire, un passé, une mémoire, une dimension psychologique propre à chacun, une éducation différente ; toutes ses composantes humaines doivent être prises en compte dans la considération de l’autre. Surmonter les obstacles liés à la différence reste possible avec bien évidemment la foi et l’amour si l’on sait faire preuve de beaucoup d’écoute, de réflexion, de compréhension.




Tout d’abord, il serait opportun que chacun des deux membres du couple se souvienne de ce que devrait être le couple : une complémentarité de deux êtres basée sur le dialogue et la consultation (ach-choura), principe essentiel en islam. Le dialogue est au cœur de l’islam. Le principe de consultation, qui concerne aussi bien la société en général que la famille, est explicité dans le noble Coran en ces termes : « Les affaires « des croyants) sont objets de consultation entre eux » (verset 38, sourate 42). Lorsque l’on se consulte, on se raconte, on se confie et l’on fait confiance. L’époux ou l’épouse à qui l’on se confie se sentira alors valorisé par cette preuve de confiance, preuve d’amour. Le modèle prophétique illustre l’ancrage de cette dimension de dialogue en islam. Le prophète Mohammed ( paix et salut sur lui) avait un caractère ouvert et il n’hésitait pas à favoriser l’échange de mots tendres avec Aïcha, son épouse (que Dieu soit Satisfait d’elle). Un jour, celle-ci le questionna sur l’amour qu’il lui portait en ces termes : « Comment est ton amour pour moi ? » et le prophète ( paix et salut sur lui) lui répondit : Comme un nœud dans une corde (…) ». Le prophète Mohammed ( paix et salut sur lui), notre modèle, n’a pas donné une réponse vague à son épouse et il n’est pas non plus resté silencieux face à l’interrogation de son épouse, bien au contraire, il répondit avec précision et tendresse. Un autre trait de caractère du prophète reste le meilleur moyen pour une relation sereine entre les époux : il était exigeant envers lui-même et plein de pardon envers les autres. Il est essentiel que chacun travaille sur soi et n’exige pas trop de l’autre. La dimensions de pardon et aussi de patience, qui sont au cœur de la spiritualité musulmane, faciliteront cette démarche de tolérance et de respect de l’autre dans ses différences.




Le dialogue reste le premier pas vers la compréhension de l’autre dans sa diversité. Ensuite, la seconde démarche consiste à faire un effort d’analyse et de compréhension de la culture de l’autre et à ne pas rejeter aveuglément un phénomène culturel que l’on ne comprend pas au premier abord ( s’il n’est bien évidemment pas en contradiction avec les principes de l’islam auquel cas l’un se doit de le rappeler à l’autre). Il convient de toujours méditer et analyser en premier lieu. Les discussions, les voyages dans le pays d’origine, les lectures sont autant de moyens pour une connaissance meilleure de la culture de l’autre. Et quel enrichissement ! L’apprentissage de la langue maternelle de l’époux ou de l’épouse (si elle est différente de la langue usitée au quotidien par les époux) est essentiel notamment pour la nécessité de converser avec les membres de la belle-famille et ainsi de mieux connaître encore et toujours les racines de son époux(se), et de ne pas rester en marge lors de discussions familiales notamment. L’utilité de cet effort à fournir est considérable afin d’éliminer la barrière du langage qui entrave la connaissance profonde d’une population.




Cette ouverture d’esprit au monde de l’autre est illustrée par un hadith du prophète Mohammed ( paix et salut sur lui ) lorsqu’il nous dit : « Recherchez la science jusqu’en Chine ». L’islam invite à la recherche de ce qui est utile et bon (selon les critères de l’islam) chez tous les peuples musulmans ou non. Un autre hadith du prophète Mohammed ( paix et salut sur lui) explique que «  Dieu est Bon et n’accepte que ce qui est bon ». Ainsi, au sein du couple mixte musulman, ni l’épouse ni l’époux ne doivent rejeter la culture de l’autre dans son ensemble ; bien au contraire, il doivent tous deux prendre ce qui peut leur être bénéfique et laisser ce qui peut leur être néfaste selon leurs valeurs islamiques. Ainsi, ni l’un ni l’autre ne doit dénigrer la culture de l’autre et encore moins l’insulter ni médire du peuple de son pays d’origine. La critique reste possible lorsqu’elle est positive et qu’elle vise des actes non conformes à l’islam (et non tout un peuple en général ce qui serait injuste et contraire aux valeurs du respect de l’autre dans sa diversité enseignées par l’islam). La critique devrait se faire avec sagesse , modération et dans un objectif d’utilité morale et ne pas viser des personnes identifiées ( il s’agirait alors de médisance, caractère prohibé en islam). Cette démarche exige un effort de réflexion approfondie et de prise de recul par rapport aux conceptions que l’on a de ce qui est différent de nous-mêmes ainsi les préjugés (dus très souvent à la peur de l’inconnu) pourront être évincés au bénéfice d’un rapport ouvert et enrichissant à l’autre dans sa diversité.




L’être humain est complexe, c’est un tout qui comprend la dimension de la mémoire ; une mémoire que l’on doit respecter chez chacun. C’est pourquoi, au sein du couple mixte musulman, d’aucun n’a le droit de demander à l’autre de se déraciner, de se couper de sa mémoire. Il semble essentiel de soulever un point important : lors d’une conversion d’une personne à l’islam, ce que la religion musulmane demande à cette personne, c’est, certes, de se conformer aux principes islamiques, mais ce n’est certainement pas de se couper de sa culture dans son ensemble, ni de son passé (il abandonnera ce qui est en contradiction avec les principes islamiques). La conversion est en fait une continuité dans la vie d’un être qui est revenu à Dieu et qui va exploiter ce qu’on lui a légué de bon dans son éducation et corriger ses défauts. En aucun cas, il lui est demandé de changer de culture. D’autre part, un être humain ne se définit pas uniquement par sa culture d’origine et ce n’est pas lui non plus qui est à l’origine de sa culture. Il n’a pas à assumer toute sa culture, il ne l’a pas inventée lui-même. C’est pourquoi il serait injuste que l’un ou l’autre des époux se sente coupable ou culpabilise l’autre par rapport au décalage de certains phénomènes culturels de son pays d’origine par rapport aux valeurs de la religion musulmane communes à tous deux ; de même, qu’il ne serait pas équitable d’idéaliser sa propre culture au détriment de celle de l’époux(se).




La mémoire de chacun respectée, le couple pourra alors apprendre à s’enrichir dans sa diversité et offrir cette même dimension enrichissante de la mémoire à leurs enfants qui est essentielle et structurante pour ces derniers. Comme ses parents, l’enfant issu d’un couple mixte musulman aura le bénéfice d’une éducation basée sur la spiritualité commune de ses parents et en même temps sur la richesse de la diversités de ses origines. L’enfant aura donc besoin de repères solides concernant ses origines. Il sera essentiel que l’un des deux parents ne fasse pas abstraction de sa propre culture car elle fait partie intégrante de l’identité de son enfant. Il est important pour l’enfant d’éprouver le respect de chacune de ses origines, respect qui sera communiquer par les parents ; d’où l’importance que les parents aient une vision positive des deux cultures du couple. De même, l’apprentissage des langues maternelles des deux parents reste un enrichissement exemplaire pour l’enfant qu’il serait très utile de préserver.







Le couple mixte musulman peut avoir à faire face à des obstacles dans le quotidien malgré une spiritualité commune. Il aura certainement à surmonter plus d’épreuves relationnelles que le couple non mixte. Cependant, en se souvenant du but commun qui unit l’époux et l’épouse musulmans, à savoir la satisfaction de Dieu, tout conflit pourra, inch Allah, être résolu avec esprit de sagesse, d’écoute, de méditation et de compréhension. Il est aisé de comprendre que l’expérience humaine du couple mixte favorise l’esprit de tolérance et d’ouverture au monde, sources d’enrichissement humain extraordinaire. L’union dans leur spiritualité commune, celle de l’islam qui encourage la connaissance des peuples, les aidera fortement à transmettre, dans la sérénité, la richesse de leur différence d’origines à leurs enfants, qui bénéficieront ainsi d’un éveil au monde basé sur la connaissance profonde de la diversité des êtres humains.



A la lumière de la révélation coranique et de la tradition prophétique, on comprend qu’en islam, la diversité rapproche les êtres et les enrichit. Cependant, tout couple connaît des conflits qui sont autant d’épreuves à surmonter. Ne pas nier ces problèmes relationnels revient à rappeler aux êtres leur complexité et en même temps leur profondeur ; en outre, cela nous permet de réfléchir sur l’utilité de la mise en place de postes de conseillers conjugaux au sein de nos associations afin d’aider les êtres à dénouer des crises relationnelles qui seraient persistantes. Qu’Allah nous aide à la réflexion pour l’évolution de notre communauté. Amine



source : http://www.lffm.org
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Samedi 27 septembre 2008

Certains musulmans ont adopté l’idée de porter une bague de fiançailles sans raison apparente et quelques-uns parmi eux pensent que l’enlever porte malheur. Ceci n’a aucun fondement en Islam.


Porter une bague de fiançailles n’est pas considéré comme illicite dans une perspective islamique puisque aucun texte ne l’a précisé. De même, ceci n’est pas considéré comme une forme d’imitation des infidèles. Nous savons qu’une telle imitation est interdite notamment lorsqu’il s’agit d’un acte qui enfreint les enseignements de l’Islam.

Si la bague est en acier, il n’y aucun mal à la porter, que ce soit pour un homme ou pour une femme, mais si la bague est en or, seules les femmes peuvent la porter, à l’exclusion des hommes. At-Tirmidhî rapporte selon une chaîne de narration authentique que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — dit : "Le port de l’or est interdit pour les hommes musulmans mais il est autorisé pour les femmes."

Selon le hadîth rapporté par Muslim, le Prophète — paix et bénédictions sur lui — interdit aux hommes de porter des bagues en or. Il est également rapporté que lorsque le Prophète — paix et bénédictions sur lui — vit un homme portant une bague en or, il l’ôta immédiatement de sa main et la jeta puis il dit : « L’un d’entre vous prendrait-il une braise pour la porter dans sa main...»


 

Sheikh Attiyah Saqr

source : islamophile.org

Par La Perle Protégée
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Mercredi 27 août 2008














Il est illégal de marier une femme contre son gré, en la contraignant ou sans son consentement. En effet, l’Islam a octroyé à la femme le droit de choisir son époux, tout du moins d’y consentir. Car c’est elle qui va devenir sa compagne et sa moitié dans leur vie commune. Comment pouvons-nous donc lui imposer un homme qu’elle refuse ?

 

D’après le hadith prophétique : « La femme ayant déjà été mariée a plus de droit sur elle-même que son représentant légal (walî). Et la femme vierge doit donner son accord pour son mariage, accord qu’elle peut exprimer par son silence. » **

Dans un autre hadith, le Messager de Dieu — paix et bénédiction sur lui — dit : « La femme vierge ne peut être mariée avant qu’elle n’ait donné son accord. » On demanda : « Ô Messager de Dieu, comment saura-t-on qu’elle est d’accord ? » Il répondit : « Lorsqu’elle restera silencieuse. » Un troisième hadith dit : « Si elle reste silencieuse, c’est qu’elle donne son accord. Et si elle refuse, elle ne doit pas être contrainte. » On rapporte également que le Messager de Dieu — paix et bénédiction sur lui — annula le contrat de mariage d’une femme médinoise s’appelant Al-Khansâ’ Bint Khidhâm car son père l’avait mariée contre son gré. Sa main avait été en réalité demandée par deux hommes, le premier étant le noble Compagnon Abû Lubâbah Ibn Al-Mundhir et le second étant un homme de son clan. La femme préféra Abû Lubâbah, alors que son père penchait pour le second prétendant à qui il maria sa fille sans le consentement de cette dernière. Al-Khansâ’ se rendit alors chez le Messager de Dieu — paix et bénédiction sur lui — et se plaignit à lui en ces termes : « Ô Messager de Dieu, mon père a dépassé ses limites avec moi et m’a mariée sans tenir compte de mon avis. » Le Messager dit : « Son mariage est nul. Épouse qui tu veux. » D’après une autre version, Al-Khansâ’ dit : « Mon père m’a mariée à son neveu malgré mon refus. » Le Prophète dit : « Tu peux entériner ce qu’a fait ton père. » Elle répondit : « Mais je n’aime pas ce qu’a fait mon père. » Le Prophète — paix et bénédiction sur lui — déclara : « Va, son mariage est nul. Épouse qui tu veux. » Elle reprit : « J’entérine ce qu’a fait mon père. J’ai néanmoins voulu que les gens sachent qu’il n’appartient point aux parents de forcer leurs filles à se marier avec quiconque. »

D’après `Abd Allâh Ibn `Abbâs — que Dieu l’agrée — le Messager de Dieu — paix et bénédiction sur lui — annula le mariage d’une femme vierge et celui d’une femme ayant déjà connu le mariage après que leur père les eut mariées contre leur gré. Le Prophète — paix et bénédiction sur lui — décida alors que leur mariage était nul. Nous déduisons de tout cela que le mariage évoqué dans la question initiale n’est pas valide et que la dot doit être remboursée à l’époux.

 

Sheikh Ahmad Ash-Sharabâsî

www.islamophile.org

** L’expression de l’accord dépend beaucoup des mœurs de la société. Autrefois, dans des sociétés pudibondes, une vierge pouvait difficilement clamer son approbation pour épouser untel, tandis qu’une femme ayant déjà connu le mariage devait le faire explicitement. Aujourd’hui, le représentant de l’État doit s’assurer du consentement explicite de la mariée.


Par La Perle Protégée
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Mercredi 16 juillet 2008

Question

Puis-je me marier avec quelqu’un qui ne fait pas la prière ?




Réponse du Sheikh Ibn Salim Bahsham



Au nom d’Allâh, le Tout Miséricordieux, le Tout Compatissant. Louanges à Allâh le Tout Puissant, et paix et bénédictions sur Son Messager.

[...]


À votre question, Sheikh Ibn Salim Bahsham, un membre de la Ligue des Savants Marocains, a répondu : Le prophète, que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui, a dit : « Si un homme vient pour demander la main de votre fille et que vous êtes satisfait de sa pratique et de son comportement dans l’islam, alors offrez lui votre fille en mariage, autrement, vous répandriez la corruption et semeriez une grande discorde sur terre. »


Il va de soi que la prière est la pierre angulaire de l’islam. Quiconque l’observe préserve sa religion, et quiconque la néglige, porte atteinte à sa religion. Quand `Umar Ibn Al-Khattâb, que Dieu l’agrée, convoqua ses gouverneurs pour des conseils et instructions, il dit : « La chose la plus importante à laquelle vous devez faire attention c’est l’accomplissement de la prière. Si quelqu’un l’observe, alors il observera tous les autres devoirs religieux de moindre importance ; et si quelqu’un la néglige, il négligera tout le reste.


Ainsi, quiconque abandonne la prière commet un pêché d’une grande gravité. Ceci a été confirmé par plusieurs hadiths et versets du Coran. Allâh le Tout-puissant dit : « Sauf les gens de la droite (les élus)* dans des Jardins, ils s’interrogeront * au sujet des criminels : * "Qu’est-ce qui vous a acheminés à Saqar (l’Enfer) ?" * Ils diront : "Nous n’étions pas de ceux qui faisaient la prière" »(Al-Muddaththir : 39-43)


Donc, je vous conseille, chère sœur, de suivre l’exemple de Umm Sulaym, que Dieu l’agrée, qui avait eu pour dot la conversion de son futur mari à l’islam. Ainsi, dîtes à cet homme qui veut vous demander en mariage que votre condition est qu’il accomplisse la prière. S’il n’évolue pas dans ce sens ou s’il n’est pas convaincu du devoir de l’accomplir, alors, je dirais qu’il ne faut pas prendre un tel risque. Dîtes-vous que quiconque se sépare de quelque chose pour l’Agrément d’Allâh, Allâh le récompensera pour cela. Je vous conseille d’être patiente et, in shâ’ Allâh, vous vous marierez avec quelqu’un de meilleur.


 

source ; islamophile.org

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Mercredi 16 juillet 2008
il est illicite pour un Musulman de demander en mariage une femme divorcée ou une veuve durant son délai de viduité (`iddah), puisque cette période fait encore partie du mariage précédent et ne doit pas être violée. Même si quelqu’un peut, durant cette période, sous-entendre son désir de mariage par des indices ou suggestions indirectes, ceci ne doit pas se faire sous forme de proposition explicite.

Dieu — Exalté soit-Il — a dit : "Et on ne vous reprochera pas de faire, aux femmes, allusion à une proposition de mariage, ou d’en garder secrète l’intention. Dieu sait que vous allez songer à ces femmes. Mais ne leur promettez rien secrètement sauf à leur dire des paroles convenables. Et ne vous décidez au contrat de mariage qu’à l’expiration du délai prescrit." Sourate 2, la Vache, Al-Baqarah, verset 235.

De même, il est interdit à un Musulman de demander en mariage une femme qui a déjà été demandée par un autre Musulman. Celui dont la proposition a déjà été acceptée a acquis un droit qui doit être respecté en considération... de la bienveillance et de l’affection qui doit régner entre les gens et surtout entre frères musulmans. Cependant, si le premier prétendant met fin à sa demande et donne au deuxième prétendant sa permission, il n’y a pas de mal à ce qu’il le fasse.

Muslim rapporte que le Messager de Dieu — paix et bénédiction sur lui — a dit : "Le croyant est un frère pour les autres croyants. Il lui est donc déloyal d’acheter quelque chose qui a été achetée par son frère ou de demander en mariage une femme que son frère a déjà demandée, à moins que ce dernier ne lui en donne la permission."

 Al-Bukhârî rapporte que le Prophète — paix et bénédiction sur lui — a dit : "Un homme ne doit pas demander en mariage une femme qu’un autre frère a déjà demandée, à moins que celui-ci se rétracte ou lui en donne la permission."

Les fiançailles, quelle que soit la forme qu’elles revêtent, ne constituent rien de plus qu’une promesse de mariage. Ainsi, elles ne donnent au fiancé aucun droit autre que celui de garder la fiancée pour lui de façon à ce que personne d’autre ne puisse la demander.
Dans un hadîth, il est dit : "Il est déloyal de proposer les fiançailles à une femme qui est déjà fiancée." La chose la plus importante sur laquelle nous devons mettre l’accent est qu’une femme est considérée comme une étrangère pour son fiancé jusqu’à ce qu’ils soient mariés. Elle ne pourra être considérée comme sa femme qu’après la conclusion d’un contrat de mariage légal en bonne et due forme, le principal pilier du contrat de mariage étant
« l’offre et l’acceptation » selon une formule très connue aussi bien dans la tradition que dans la législation islamique (sharî`ah).

Yûsuf `Abd Allâh Al-Qaradâwî
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Lundi 31 mars 2008
Combien sont-ils à se préparer à vivre à deux, à former un couple, à cheminer ensemble vers l'horizon d'une famille qui prend corps et s'établit ? Certains y pensent, d'autres déjà s'y sont engagés. Ici ou là, des histoires... On est parfois ému par l'expression des attentes et de l'espoir infini des uns, et tellement attristé à l'écoute de la douloureuse expérience des autres. Peut-être es-tu toi aussi, ma soeur, mon frère, en train de te préparer à vivre cette étape de ta vie, le mariage, la moitié de ta foi... ou peut-être t'es-tu déjà engagé(e) dans cette vie à deux où ton attente, grâce à Allah , s'est peut-être comblée mais au cours de laquelle, parfois, quelques doutes ont pu surgir. Tu t'attendais à... autre chose.

Mon frère, ma soeur, il ne faut rien idéaliser... l'époux parfait ou l'épouse parfaite n'existe que dans tes rêves. À toi comme à chacun, Allah a donné des qualités de coeur et d'intelligence; à toi comme à chacun, il a donné de porter des défauts, des déficiences, des manques... La perfection de l'humain n'est ni en toi, ni à côté de toi, ni devant toi. Il ne suffit pas de partager la même foi, les mêmes principes et les mêmes espoirs pour réaliser un couple idéal. Combien ai-je vu de jeunes couples s'illusionner sur leur future entente, sur leur immanquable harmonie, sur leur nécessaire réussite « puisque nous sommes musulmans ». Comme si leur union n'était que la rencontre de deux univers fondés sur des principes que l'on respecte ou des règles que l'on applique... Une illusion, une vraie, qui, hier, promettait un petit paradis terrestre et aujourd'hui peut faire vivre un infernal déchirement. Combien parlent des « principes du mariage en islam » et vivent la réalité de sensibilités déchirées, meurtries, frustrées...

Aujourd'hui, davantage encore qu'hier, vivre en couple est un véritable défi. Autour de nous, les hommes et les femmes se rencontrent et se quittent dans une société moderne qui confond la liberté et l'absence d'exigence, l'amour et la légèreté. Au coeur de ce quotidien, il te faut trouver les moyens de relever le défi de vivre à deux. Te préparer, apprendre et constamment essayer d'aller à la rencontre de l'autre avec patience, avec profondeur, avec douceur. Certes, les principes de l'islam vous unissent, ou vous uniront, mais chaque jour il faut te souvenir que l'être qui vit à tes côtés est, en soi, un univers avec son histoire, son équilibre, ses blessures, sa sensibilité, ses espoirs... Apprends à écouter, apprends à comprendre, à observer, à accompagner... Vivre à deux est l'épreuve de toutes les patiences, l'épreuve de l'attention, de l'écoute des silences, du dépassement des colères, de l'apprivoisement des défauts, du pansement des blessures. De chacun, à deux.

Ce n'est pas facile... un effort qui prend sens au coeur de la plus profonde des spiritualités, un jihâd au sens le plus intense du terme : le jihâd de l'amour qui rappelle que les sentiments s'entretiennent, s'approfondissent, s'enracinent à force de défis relevés, de patience alimentée et d'exigences partagées. La patience et l'attention, au coeur du couple, mènent à la lumière, s'il plaît à Allah. Souviens-toi, mon frère, ma soeur, du dernier des Prophètes exemple pour l'éternité, si attentif, si doux, si patient. Il ne rappelait point seulement des principes, il illuminait un espace de sa présence, de son écoute, de son amour. Avant d'être la mère de ses enfants, son épouse était une femme, sa femme, un être que chaque jour il découvrait, qu'il accompagnait et qui l'accompagnait; sujet de son attention, témoignage de son amour. Il savait le silence, la force d'une caresse, la complicité d'un regard, la bonté d'une attention et l'apaisement d'un sourire.

Il y a ceux qui ont tant idéalisé l'autre qu'ils n'ont jamais vraiment vu leur conjoint, il en est d'autres qui trop vite se sont quittés sans jamais avoir pris le temps de se connaître. Et tous ont bien pu rappeler les principes de l'islam, eux qui ont vécu à côté de sa profondeur, de son souffle, de sa spiritualité, de son essence. Vivre à deux, forger une relation, patienter dans l'adversité, aimer au point de supporter, enraciner à force de réformer... est une initiation à la spiritualité. Savoir être seul avec Allah est une promesse de mieux-être à deux. Un défi, une épreuve, loin de l'idéal, près des réalités.

Ma soeur, mon frère, il faut te préparer à vivre l'une des plus belles épreuves de la vie. Elle exige tout de toi, de ton coeur, de ta conscience, de tes efforts. La route est longue, il faut apprendre à exiger, apprendre à partager, savoir pardonner. A l'infini.

Des choses permises par Allah , le divorce est la plus détestée. Vivre à deux est difficile :

rappelle-toi que ta femme est une femme avant d'être la mère de tes enfants ;
rappelle-toi que ton mari est un homme avant d'être le père de tes enfants...
Savoir vivre à deux, être deux, au sein même de sa famille... devant Allah comme devant ses enfants. Au coeur de cette rencontre, à la source de ces efforts, naît et fleurit le sens de la protection : Elles sont un vêtement pour vous, vous êtes un vêtement pour elles. Savoir la patience, apprendre l'affection, offrir le pardon, c'est accéder à la spiritualité des protégés, à la proximité des rapprochés. Alors la foi devient ta lumière et « sa » présence, ta protection. « Sa » présence ? Celle de ta femme, celle de ton mari ; l'épreuve de ton coeur, l'énergie de ton amour, la moitié de ta foi.


Tarik Ramadan
Par La Perle Protégée
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Jeudi 27 mars 2008

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En Islam, il n’est pas interdit de sentir une certaine affinité ou une inclination spéciale envers un individu car les êtres humains ne contrôlent pas ce genre d’inclinations. Toutefois, nous sommes tenus responsables et avons des comptes à rendre lorsque, sous l’emprise de ces sentiments, nous agissons d’une manière illicite.


En ce qui concerne les relations entre les hommes et les femmes, l’islam dicte des règles strictes : il est interdit de "sortir avec"  une personne du sexe opposé et de s’isoler avec elle, tout comme la promiscuité et la mixité illimitée sont interdites.


Mais, si l’on s’abstient de ces choses, alors le fait d’envisager sérieusement d’épouser une personne n’a rien d’illicite. En fait, en matière de mariage, l’islam nous encourage à épouser la personne pour laquelle nous éprouvons des sentiments particuliers et de l’affinité. C’est pourquoi l’islam incite les époux potentiels à se voir avant de faire la proposition de mariage. Expliquant la sagesse résidant dans cette recommandation, le Prophète — paix et bénédictions sur lui — dit : « Cela est de nature à renforcer les liens. »

En dépit de cette autorisation, il nous est recommandé de ne pas nous laisser séduire excessivement par l’apparence des individus ; les apparences sont parfois trompeuses. Vu que le mariage est un partenariat pour la vie, ce ne sont pas les traits physiques de la personne qui font sa valeur mais plutôt ses qualités intérieures et son caractère. De ce fait, après avoir rappelé que les gens recherchent communément la beauté, la richesse et la lignée de leur futur conjoint, le Prophète — paix et bénédictions sur lui — nous a recommandé de donner la priorité dans notre choix à la religiosité c’est-à-dire au caractère de la personne avant toute autre considération.

De plus, l’islam insiste sur l’implication des parents dans le processus de choix pour s’assurer que l’individu exerce sa liberté de choisir correctement. Autrement dit, les parents ont la possibilité d’intervenir lorsqu’il existe un sérieux problème de compatibilité.

La compatibilité concerne la valeur d’un individu aux plans spirituel et moral c’est-à-dire le seul critère fondamental qui unit ou désunit un couple. Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — dit : « Lorsqu’un homme d’une religiosité et d’un comportement irréprochables vous fait une demande en mariage, mariez-le, faute de quoi une grande corruption se répandra sur terre. »


Par conséquent, si vos choix sont faits conformément aux considérations susmentionnées, alors vos parents n’ont pas le droit de s’opposer à votre mariage. Tout comme vous avez le choix de manger les nourritures que vous aimez, il vous appartient aussi de décider de la personne qui sera votre partenaire pour la vie. Vos parents ne peuvent vous empêcher d’épouser la personne que vous avez choisie, uniquement parce que cette personne ne partage pas votre arrière-plan culturel et ethnique.

Vos parents sont, toutefois, fondés à intervenir si vous choisissez une personne dont la religiosité et la moralité sont douteuses. Dans ce cas de figure, si vous agissez sans leur consentement, votre mariage est nul et non avenu selon les critères de la loi islamique.


Si, au contraire, les objections de vos parents sont basées sur des considérations purement raciales, culturelles et ethniques, alors vous avez le droit de recourir à une autre autorité pour qu’elle intervienne dans cette situation. L’autorité en question est alors censée recueillir le consentement de vos parents pour ce mariage, et s’ils campaient sur leur position, cette autorité est fondée à autoriser votre mariage.


On ne doit user de cette option qu’en dernier recours, après avoir épuisé toutes les voies du dialogue avec vos parents, que ce soit directement ou par le biais de personnalités respectées au sein de la communauté, tels que les personnes âgées ou charismatiques ou encore les Imams. Très souvent, les parents sont réellement soucieux de réaliser l’intérêt de leurs enfants, et une fois que les choses sont tirées au clair, ils seront probablement plus compréhensifs.


source : http://www.islamophile.org/

Par La Perle Protégée
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Dimanche 17 février 2008

undefined La norme du mariage dans l'Islam est la monogamie. Cependant, comme plusieurs peuples et religions incluant les prophètes de la Bible, l'Islam a permis la polygamie, déjà existante (polygynie), mais il la régule et la restreint. Elle n'est ni exigée ni encouragée. L'esprit de la loi est de prendre des mesures concernant les événements imprévus des personnes et de la collectivité (par exemple, les déséquilibres créés par les guerres) et de fournir une solution morale, pratique et humaine aux veuves et aux orphelins.

Ceci peut expliquer pourquoi le verset qui règle la polygamie a été révélé après la guerre d'Ohod, dans laquelle des douzaines de musulmans furent tués, laissant derrière eux des veuves et des orphelins dans le besoin. Tous les intéressés impliqués dans un mariage polygame ont des options.

Enfin, il faut savoir qu'en islam, le mariage étant non pas un sacrement mais un contrat entre deux êtres consentants, il est tout à fait possible que la femme stipule comme condition, lors de son mariage, que son mari ne prendra pas de deuxième épouse. Si certaines autres conditions formulées à l'occasion du mariage ne sont pas valables (car contredisant des principes établis), celle-ci est tout à fait valable, et le mari ne peut alors pas prendre de deuxième épouse.

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Un autre groupe de juristes sont d’avis que si la femme stipule dans le contrat de mariage que son mari n’épouse pas une autre femme en même temps qu’elle et que ce dernier ne remplit pas cette condition, le contrat devient nul et invalide. Cet avis est soutenu par `Umar Ibn Al-Khattâb, Sa`d Ibn Abî Waqqâs, Mu`âwiyah, `Amr Ibn Al-`Âs, `Umar Ibn `Abd Al-`Azîz, Jâbir Ibn Zayd, Tâwûs, Al-Awzâ`î, Ishâq et les juristes hanbalites. En soutien à leur point de vue, ce groupe de savants citent les preuves suivantes :

Allâh, Exalté soit-Il  dit : « Ô les croyants, remplissez vos engagements » Sourate 5, Al-Mâ’idah, La table servie

Les Imâms Al-Bukhârî et Muslim rapportèrent selon `Uqbah Ibn `Âmir que le Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui — dit : « Les conditions que vous êtes le plus tenus de respecter sont celles par lesquelles vous avez rendu légales les relations maritales. » Chaîne de narration à l’appui, Al-Athram rapporta qu’un homme épousa une femme ; celle-ci avait stipulé dans le contrat de mariage que son époux lui procure une certaine maison. Son mari voulut ensuite qu’elle habite dans une autre maison alors elle porta plainte devant `Umar Ibn Al-Khattâb. `Umar jugea que l’on devait procurer à cette femme la maison stipulée dans son contrat de mariage.


extrait de la fatwa : La close de monogamie dans le contrat de mariage  : islamophile.org
Par La Perle Protégée
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Mardi 12 février 2008
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La vie conjugale que prône l’Islam est empreinte de sérénité, de tendresse et d’attachement mutuel, car plus la famille est solide, plus la communauté est unie et forte. En effet, c’est sous cet angle qu’on peut considérer l’intérêt accordé par l’Islam à la famille et la place de choix que celle-ci occupe dans la société Islamique.

 


Aicha (radi allahou anha) demanda une fois au messager d’Allah Alayhi salam : « Quelle est la personne qui a le plus de droit sur la femme ? Il répondit : Son mari ; elle demanda aussi : Quelle est la personne qui a le plus de droit sur l’homme ? Il répondit :Sa mère.
Une femme vint consulter le prophète Alayhi salam sur une affaire ; il demanda : Es-tu mariée ? Elle répondit : Oui ; il demanda : Comment te comportes-tu envers lui ? Elle dit : Je ne manque à aucun de mes devoirs tant que cela m’est possible. Alors le prophète Alayhi salam dit : Prends garde à ton comportement envers lui car il est ton paradis et ton enfer.
»

 


Dans le livre « les règles relatives aux femmes » de Ibn Al jawzi, il est raconté qu’un homme pieux du 2ème siècle de l’hégire, du nom de chou3ayb ben harb demanda une femme en mariage lui disant : Je suis de mauvais caractère ; elle répondit en toute courtoisie et gentillesse : Il est encore pire celui qui te pousse à être de mauvais caractère. L’homme se rendit compte qu’il était devant une femme mûre et intelligente et dit précipitamment : Tu es donc ma femme !

 


C’est la perspicacité et le savoir-faire manifestés par cette femme qui ont convaincu cet homme.Si la femme comprend la psychologie de son mari, ses habitudes, ce qu’il aime, ce qu’il déteste, elle est donc capable de gagner son cœur, son admiration et d’éviter tout ce qui pourrait perturber la vie conjugale.

 


Aicha (radi allahou anha) ne cessait de conseiller aux femmes de prendre soin de leur mari et d’être consciente de leurs droits sur elles. Elle estimait que ces droits étaient si importants et si grands que la femme était appelée à essuyer la poussière des pieds de son mari avec son propre visage.

 

 

 

A ce propos, elle dit en s’adressant aux femmes : "O femmes ! Si vous saviez quels droits vos maris ont-ils sur vous, vous n’hésiteriez pas à essuyer la poussière de leurs pieds par vos propres visages".

 


C’est une image expressive de l’importance du droit du mari sur sa femme, et la mère des croyants utilisa cette image pour mieux faire comprendre aux femmes l’importance du droit du mari sur sa femme, elle voulait, ainsi, déraciner l’orgueil de certaines femmes qui se considéraient au-dessus de leurs maris et qui manifestaient un sentiment de sécheresse et un comportement rude envers eux, ce qui menace la stabilité de la vie du couple et pourrait la transformer en un enfer insupportable.

 


Il y a aussi l’histoire très marquante d’Omama bent al hareth qui entra dans la chambre de sa fille pour lui donner conseil puisqu’elle était sur le point de se marier :
« O fille ! Le conseil ne peut être négligé car c’est un bienfait qui rappelle l’inconscient et aide le raisonnable. O fille ! Si la femme pouvait se contenter de la richesse de son père et se dispenser d’avoir un mari, tu serais la plus riche des gens, mais les femmes ont été crées pour les hommes et ces derniers ont été crées pour les femmes.
O fille !Tu vas quitter l’environnement où tu as été élevé, tu vas laisser le nid où tu as grandi ; tu pars vers un lieu qui est inconnu pour toi ; vers une personne de laquelle tu ignores tout ; par ce qu’il possède il devient son maître, soit pour lui la servante,il sera pour toi le serviteur.
Prends de moi 10 qualités qui te seront d’une grande utilité dans la vie :
La 1ere et la 2eme : Sois sa compagne dans le contentement, écoute le et obéit à ses ordres, car dans le contentement nous trouvons la quiétude du cœur et, dans l’obéissance nous obtenons la satisfaction d’allah.
La 3e et la 4e : Prends soin de toi et ne promets que les choses dont tu es capable de t’acquitter. Fais en sorte que ton mari ne voit pas de laideur en toi et ne sente pas de mauvaises odeurs en toi. Souviens toi toujours que le khol est le meilleur moyen d’embellissement possible et que l’eau est le meilleur parfum existant.
La 5e et la 6e : Sois ponctuelle à lui présenter sa nourriture, assure-lui le calme pendant le sommeil, car la flamme de la faim est brûlante et la perturbation du sommeil est la cause de la colère.
La 7e et la 8e : Prends soin de ses serviteurs et de ses enfants, conserve son argent, car la préservation de l’argent est le résultat de l’appréciation pondérée, le soin des serviteurs et des enfants est une manifestation de la bonne gestion.
La 9e et la 10e : Ne révèle pas ses secrets et ne désobéis pas à ses ordres, car si tu dévoiles son secret tu ne seras plus à l’abri de sa trahison et si tu lui désobéis, tu l’irriteras. N’affiche pas la joie quand il est triste, et ne manifeste pas la mélancolie quand il est joyeux car la 1ere constitue un manquement et la 2ème est une irritation.
Comporte-toi envers lui avec tout le respect et l’estime qu il mérite et fais de ton mieux pour que ton avis ne soit pas divergent au sien aussi longtemps que tu es sa compagne.
Sache O fille ! Que tu n’obtiendras ce que tu désires sans que sa satisfaction ne domine la tienne et sans que ses désirs ne soient prépondérants sur les tiens; Et qu’allah te préserve. La fille fut donnée en mariage ce jour la, elle n’oublia jamais les conseils de sa mère. Elle donna, plus tard, à son mari les enfants qui devinrent rois après lui. Allahou akbar
!

 

 

 

Une musulmane judicieuse doit exprimer sa bienfaisance et sa bonne cohabitation envers son mari en honorant et en respectant sa mère. Il faut se mettre en tête, que la personne qui jouit de tous les droits sur un homme est sa mère. Donc la vraie musulmane aide son mari à honorer sa mère et à manifester son bon comportement envers elle, elle n’hésite jamais à faire preuve de sa propre bonne conduite envers la mère de son mari. Et il faut être consciente, de ce fait, que la femme en manifestant cette bienfaisance envers sa mère, elle se rapproche de plus en plus du cœur de son mari qui apprécie sa générosité et son bon comportement envers sa famille, en général, et sa mère en particulier.

 


D’ailleurs, il n‘y a pas plus plaisant pour le cœur d’un homme généreux et de bonne moralité que de voir les liens avec sa famille se consolider sur la _base_ de l’affection, du respect et de l’estime. Et il n’y a pas, par contre, plus douloureux pour cet homme que de voir ses liens se romprent du fait du mal, de la haine, des sentiments de grandeur et de la discorde entre sa femme et sa famille.
Pour finir :

 


a) Le devoir d’obéir à l’époux dans ce qui est convenable : Dieu, Le Très-Haut dit : « [...] Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leur mari) et protègent ce qui doit être protégé, en l’absence de leur époux, avec la protection de Dieu [...] » Sourate AN-NISSA’ V.34.
L’obéissance à laquelle il fait allusion ici est celle qui provient de la volonté, du bon vouloir et de l’amour et non celle qui est dictée par la force et la contrainte. En outre, il est dans la nature de la croyante vertueuse d’être fidèle au lien sacré qui la lie à son époux, en l’absence de celui-ci ou en sa présence.

 


b) Le devoir de préserver le foyer : Il est du devoir de son épouse de tenir compte de ses sentiments en n’ouvrant pas la porte de son foyer à ceux qu’il n’aime pas voir chez lui. L’Apôtre de Dieu a dit ce qui suit, selon un hadîth : « Vous avez un droit sur vos femmes de même qu’elles ont un droit sur vous. »

 


c) Le devoir de bien entretenir son foyer : La morale instituée par la législation islamique exige des deux époux qu’ils s’entraident dans tout ce qui concerne les affaires de leur ménage.

 


d) Le deuil et la période d’attente : L’Islam a imposé à la femme qui perd son époux de porter le deuil pendant quatre mois et dix jours. Sourate AL-Imran V.234. Dans un hadîth, l’envoyé de Dieu (saw) a dit : « Il n’est pas permis à une femme croyant en Dieu et au jour dernier de porter le deuil d’un mord plus de trois jours, sauf s’il s’agit de son époux. « [...] et quant à celles qui sont enceintes, leur période d’attente se terminera à leur accouchement [...] » Sourate AT-TALAK V.4.

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Par La Perle Protégée
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